N'ayant jamais été vaccinée contre la rage, elle bénéficie d'une prise en charge prophylactique post-exposition comprenant une vaccination antirabique dans le deltoïde controlatéral et l'injection de deux millilitres d'immunoglobulines antirabiques au site de la morsure. Un suivi médical est organisé avec des rappels vaccinaux programmés à J3, J7 et J14, ainsi qu'un contrôle sérologique à J21.
En 2024, le Centre suisse de la rage a détecté un cas de rage chez une chauve-souris porteuse du virus rabique, dans le canton de Glaris. Il s'agit du septième cas de rage de chauves-souris dépisté en Suisse depuis 1992, les précédents ayant été enregistrés en 1993, 2002, 2017, 2022 et 2023, confirmant la présence sporadique de cette maladie.
Le risque de transmission de la rage des chauves-souris reste négligeable en conditions normales car seul un contact physique direct, comme une morsure ou une griffure, peut transmettre le virus. Plus rarement, une inoculation peut aussi avoir lieu par contact de peau lésée ou des muqueuses, avec une substance biologique contaminée (par ex. salive).
En cas de morsure ou de contact physique avec une chauve-souris, une prophylaxie post-exposition immédiate est impérative selon le principe du risque zéro pour la santé publique. Il est essentiel de ne jamais toucher ces animaux, particulièrement s'ils présentent un comportement anormal ou des signes de maladie. Le diagnostic de rage étant impossible pendant la période d'incubation, qui peut être longue et durant laquelle aucune réponse immunitaire n'est détectable, la prophylaxie doit être administrée sans délai après toute exposition potentielle, sans attendre d'éventuels symptômes.
Image proposée par Hôpital de La Tour.